Le passage à l’année 2026 marque un tournant décisif pour le parc immobilier français. Entre ajustements techniques salvateurs pour certains propriétaires et nouvelles obligations pour les copropriétés, le DPE confirme son rôle de pivot de la politique du logement. Voici ce qu’il faut retenir des changements effectifs dès aujourd’hui.
1. La réforme du « coefficient électrique » : 850 000 logements sortent du rouge
C’est la grande nouvelle de ce début d’année pour les propriétaires de logements chauffés à l’électricité. Jusqu’ici, le calcul du DPE pénalisait fortement cette énergie en raison d’un coefficient de conversion élevé (2,3), censé refléter les pertes lors de la production et du transport de l’électricité.
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Le changement : Ce coefficient passe de 2,3 à 1,9, s’alignant ainsi sur les standards européens.
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L’impact : Sans réaliser le moindre travail, un logement chauffé à l’électricité voit sa consommation d’énergie primaire affichée baisser de près de 17 %.
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La conséquence : Selon les estimations, environ 850 000 logements classés F ou G (passoires thermiques) basculent mécaniquement en classe E ou D. Pour beaucoup, cela signifie un sursis inespéré face aux interdictions de location.
2. DPE collectif : l’obligation s’étend aux petites copropriétés
Après les grandes et moyennes résidences, c’est au tour des « petites » copropriétés de se mettre en règle. À compter de ce 1er janvier 2026, la réalisation d’un DPE collectif devient obligatoire pour tous les bâtiments d’habitation collective de moins de 50 lots (dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013).
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L’objectif : Avoir une vision globale de la performance du bâtiment (isolation des murs, toiture, chauffage commun) pour faciliter le vote de travaux en assemblée générale.
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À noter : Ce DPE à l’échelle de l’immeuble peut désormais servir de base pour générer les DPE individuels de chaque appartement, simplifiant ainsi les démarches pour les copropriétaires vendeurs ou bailleurs.
3. Interdiction de louer : où en est-on ?
Le calendrier de la loi Climat et Résilience reste strict, mais le nouveau mode de calcul change la donne pour certains :
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Logements classés G : Ils sont officiellement interdits à la location (pour les nouveaux baux et renouvellements) depuis le 1er janvier 2025. Cependant, ceux qui grâce à la réforme « électrique » de 2026 remontent en classe F ou E redeviendront louables immédiatement.
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Logements classés F : Leur interdiction reste fixée au 1er janvier 2028.
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Gel des loyers : Le gel des loyers continue de s’appliquer pour tous les biens classés F ou G, peu importe leur mode de chauffage.
4. Comment mettre à jour votre étiquette ?
Si votre logement est chauffé à l’électricité et que vous disposez d’un DPE réalisé entre juillet 2021 et décembre 2025, vous n’avez pas forcément besoin de payer un nouveau diagnostic.
Bon à savoir : L’ADEME a mis en place un simulateur et une plateforme permettant de générer une attestation de mise à jour gratuite pour bénéficier du nouveau coefficient. Cette attestation, jointe à votre ancien DPE, fait foi pour vos futures transactions ou mises en location.