Peut-on s’opposer à ce que son locataire aie un animal domestique ?

6 Jan,2024 | Gestion locative

Ce que dit la loi

La loi du 6 juillet 1989 ne traite pas spécifiquement de la détention d’animaux par un locataire, mais l’article 10 I de la loi du 9 juillet 1970 rend toute clause interdisant la détention d’un animal familier illicite.

Cependant, un bail peut légitimement interdire la détention de certains chiens d’attaque de « première catégorie ». La possibilité d’interdire certains nouveaux animaux de compagnie (NAC) reste sujette à discussion, en attendant un arrêté ministériel définissant la liste des animaux autorisés. Dans un immeuble collectif, la détention d’animaux par un locataire est conditionnée au fait qu’ils ne causent ni dégâts ni troubles de jouissance aux autres occupants, avec des règles éventuelles dans le règlement intérieur de la copropriété.

En revanche il est formellement interdit d’élever et de maintenir à l’intérieur d’un logement des « animaux de toutes espèces dont le nombre, le comportement ou l’état de santé peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé, la sécurité des occupants ou compromettre la salubrité des lieux ». De plus, les odeurs ou bruits produits par un animal ne doivent en aucun cas, par leur intensité, durée ou fréquence, perturber la qualité de l’air, la quiétude des voisins, ou la tranquillité et la santé des résidents d’une habitation.

En tout état de cause le bail devra prévoir une clause résolutoire en cas de troubles du voisinage.

Vous voulez en savoir plus et faire gérer votre bien ? Weloge Gestion s’occupe de tout.

Articles à la une

Vous aimerez aussi certainement l’un de nos derniers articles. 

Weloge présent au salon Viving à Marseille du 10 au 12 avril 2026

Héritage bloqué : comment la nouvelle réforme va libérer les successions.

Votre patrimoine familial est-il bloqué par une succession qui s'éternise ? Entre l'inertie de certains héritiers et la règle de l'unanimité, sortir de l'indivision relevait jusqu'ici du parcours du combattant. Mais une réforme majeure vient changer la donne : fin du blocage par le silence, pouvoirs accrus du juge et vente simplifiée... Découvrez comment la nouvelle loi adoptée par l'Assemblée nationale promet de mettre fin au cauchemar des successions figées.

Copropriétés et Airbnb : Ce que change la décision de mars 2026

L’étau se resserre sur les meublés de tourisme. Le 19 mars 2026, le Conseil constitutionnel a validé une mesure historique de la loi Le Meur : les copropriétés peuvent désormais voter l'interdiction des locations type Airbnb à la majorité des deux tiers, contre l'unanimité auparavant. Entre ce nouveau pouvoir des syndics et l'arrivée de l'API meublés pour traquer les fraudeurs en temps réel, la gestion des locations saisonnières entre dans une nouvelle ère de régulation stricte.

Pin It on Pinterest