La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, introduit plusieurs mesures fiscales impactant le secteur immobilier et les successions, dont certaines entreront en vigueur le 1ᵉʳ avril 2025 (hélas ce n’est pas une blague). Voici une synthèse des principaux changements :
Augmentation des droits de mutation immobilière
À compter du 1ᵉʳ avril 2025, les départements sont autorisés à augmenter de 0,5 point les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) sur les transactions immobilières, portant le taux maximal de 4,5 % à 5 %. Cette mesure, applicable jusqu’au 31 mars 2028, vise à offrir aux collectivités locales des ressources supplémentaires. Toutefois, les primo-accédants, définis comme les acquéreurs d’une première résidence principale, peuvent bénéficier d’un taux réduit ou d’une exonération, sous réserve d’un engagement de résidence de cinq ans.
Exonération des dons familiaux pour l’achat d’une résidence principale
La loi instaure une exonération temporaire des droits de mutation pour les dons d’argent consentis entre le 15 février 2025 et le 31 décembre 2026. Les dons, plafonnés à 100 000 € par donateur et 300 000 € par bénéficiaire, doivent être utilisés pour l’achat ou la construction d’une résidence principale, ou pour des travaux de rénovation énergétique. Le bénéficiaire s’engage à conserver le bien pendant au moins cinq ans.
Évolution de la fiscalité des locations meublées non professionnelles
Dès le 1ᵉʳ avril 2025, les plus-values réalisées lors de la revente d’un bien en location meublée non professionnelle (LMNP) seront calculées en réintégrant les amortissements précédemment déduits. Cette mesure exclut les résidences étudiantes, seniors et pour personnes handicapées. Les exonérations d’impôt sur les plus-values après 22 ans de détention et de cotisations sociales après 30 ans restent en vigueur.
Prorogation du dispositif « Loc’Avantages »
Initialement supprimé fin 2024, le dispositif « Loc’Avantages » est reconduit jusqu’en 2027. Il offre aux bailleurs louant leur logement à des loyers inférieurs au marché, à des locataires modestes, une réduction d’impôt, sous réserve de signer une convention avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
Ces mesures reflètent la volonté du législateur d’adapter la fiscalité immobilière et successorale aux réalités économiques actuelles, tout en encourageant l’accès à la propriété et la transmission du patrimoine familial.
Depuis 2023, une nouvelle obligation incombe à tous les propriétaires : déclarer l’occupation de leurs biens immobiliers auprès de l’administration fiscale. Cette formalité vise à mieux identifier les logements soumis à la taxe d’habitation ou à la taxe sur les logements vacants. Chez Weloge Gestion, on vous explique simplement comment procéder.
🏡 Qui est concerné ?
Tous les propriétaires, particuliers comme professionnels, sont tenus de déclarer l’identité de l’occupant de leurs logements : qu’il s’agisse d’un locataire, d’un occupant à titre gratuit, ou même d’un bien vacant. Cette déclaration concerne tous les biens à usage d’habitation, qu’ils soient loués vides ou meublés.
💻 Où et comment déclarer ?
Connectez-vous à votre espace impots.gouv.fr
Accédez à l’onglet “Biens immobiliers”
Sélectionnez le bien concerné
Cliquez sur “Déclarer l’occupation”
Renseignez les informations demandées :
Type d’occupation (location, vacance, usage personnel…)
Identité du locataire
Date de début de l’occupation
📅 À quelle fréquence ?
La déclaration est à faire :
Une première fois (si ce n’est pas encore fait)
À chaque changement de locataire ou de situation Pas besoin de redéclarer chaque année si rien ne change !
🤝 Et si je suis en gestion locative avec Weloge ?
Vous devez le faire aussi car depuis que Bercy a changé les règles nous ne pouvons le faire pour vous. Vous avez accès à votre bail et tous les documents relatifs à vos locataires dans votre extranet.
En résumé
✅ Obligatoire depuis 2023 ✅ À déclarer sur impots.gouv.fr ✅ Mise à jour à chaque changement ✅ Weloge Gestion vous accompagne
Vous avez un doute ? Une question ? Contactez notre équipe gestion : nous sommes là pour protéger vos intérêts et vous simplifier la vie de bailleur !
Le marché locatif français traverse une crise profonde, marquée par le désengagement des investisseurs malgré une baisse des taux d’intérêt. Selon l’Institut Janus, la fiscalité lourde, les règles instables et la défiance envers les politiques publiques freinent l’investissement. Les réformes récentes, comme l’encadrement des loyers ou la suppression d’aides, aggravent la situation.
Michel Platero, président de l’Institut, parle d’un « effondrement silencieux » du marché, face auquel les réponses politiques restent insuffisantes.
Pour y remédier, l’Institut a lancé le Pacte Locatif Citoyen, élaboré par une trentaine d’experts, pour restaurer la confiance et favoriser un dialogue constructif entre bailleurs, locataires et pouvoirs publics.
Ce pacte propose de reconnaître le bailleur comme un acteur économique et social, et non comme un adversaire. Il insiste sur la nécessité de stabiliser le cadre réglementaire et fiscal.
Parmi les mesures phares :
suppression de l’IFI,
baisse des droits de mutation,
révision de la fiscalité sur les plus-values
amortissement du coût d’acquisition.
Enfin, le pacte remet en question l’encadrement des loyers tel qu’il existe aujourd’hui, jugé contre-productif dans certaines zones. Il appelle à une régulation plus équilibrée, territorialisée et cohérente.
Weloge soutien ces initiatives.
Pour télécharger le pacte et soutenir Janus c’est ici
Le 19 mars 2025, la ministre du Logement, Valérie Létard, a présenté un plan d’actions ambitieux visant à renforcer la fiabilité du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ce plan, structuré autour de dix mesures, s’articule en trois axes : le renforcement des contrôles, la prévention des fraudes et l’amélioration de la formation et de l’information des professionnels.
Parmi les mesures phares, l’intégration d’un QR Code sur tous les DPE dès septembre 2025 permettra de vérifier leur authenticité via le site de l’Ademe. Il sera également possible d’y consulter les informations sur le diagnostiqueur et, si nécessaire, l’agence immobilière concernée.
Des outils de vérification des certifications et un meilleur encadrement des pratiques viennent compléter ce dispositif. Certaines mesures nécessiteront toutefois des évolutions législatives ou réglementaires pour être mises en œuvre.
Ce plan s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre les fraudes aux aides publiques, un projet de loi étant actuellement en discussion au Parlement.
Après une année 2024 marquée par une chute de 15 % de la production de crédits immobiliers, l’année 2025 débute sous de meilleurs auspices. En janvier, la Banque de France a enregistré 9,9 milliards d’euros de crédits accordés, dépassant la moyenne des dix derniers mois. L’Observatoire Crédit Logement-CSA confirme cette tendance avec une hausse de 15,6 % de la production en février.
La baisse des taux d’intérêt a relancé le marché, avec un taux moyen stabilisé à 3,32 % en janvier et descendant parfois sous les 3 % pour les meilleurs dossiers. Les banques, très actives, proposent des offres promotionnelles et réintroduisent les prêts à 110 %. Cette dynamique a entraîné une explosion des demandes de prêts, notamment chez les courtiers.
La solvabilité des emprunteurs s’améliore malgré la hausse des prix immobiliers, notamment grâce au retour des secundo-acheteurs et à l’extension du prêt à taux zéro dès avril 2025. Des mesures fiscales, comme l’exonération des droits de mutation pour les dons familiaux, soutiennent également l’accession à la propriété.
Toutefois, des incertitudes persistent quant à l’évolution des taux, certaines banques pouvant être incitées à les relever en raison de la récente remontée des taux d’emprunt d’État.